Michael Benibgui, PhD
Psychologue clinicien

Psychologue clinicien, membre de l’Ordre des psychologues du Québec et titulaire d’un permis de l’État de New York. Vingt-cinq ans de clinique.
À qui s’adresse cette pratique
Il y a des vies qui se mènent à haute intensité. Des mois d’élan, de travail acharné, d’idées qui se bousculent ; puis la fatigue tombe, et parfois davantage. Souvent s’y ajoute un goût du risque, de la nouveauté, des sensations fortes.
C’est cette alternance qui occupe l’essentiel du travail : la comprendre, l’apprivoiser, la rendre vivable. Une idée sert ici de boussole : nos plus grandes forces et nos plus grandes failles sont taillées dans la même étoffe ; seul le gouvernail change. Cela vaut que ce rythme porte un nom — médical ou autre — ou qu’il ne soit que la cadence ordinaire d’une vie créative.
Parcours
McGill, Concordia, NYU, Columbia. Des travaux doctoraux à la croisée de la psychologie clinique, des neurosciences et de la psychoneuroendocrinologie ; une thèse couronnée par le prix de la meilleure thèse de doctorat de la Société canadienne de psychologie.
À New York, psychologue principal et membre fondateur du Center for Optimal Living, dont il a assuré la direction clinique et opérationnelle dès les premiers jours.
L’approche
Intégrative, et sensible au trauma. Plusieurs courants de pratique fondée sur les données probantes, réunis puis accordés à l’oreille de qui se présente.
On y prête attention à ce que les premières années et le stress au long cours déposent dans le corps : leurs signatures endocriniennes et immunitaires, la biologie d’une vie soumise à des contraintes. Et jusque dans l’élan lui-même.
On y fait sa place à la croissance post-traumatique — dépasser le traumatisme pour s’épanouir — que la littérature documente bien lorsque le travail est mené comme il se doit. À la pleine conscience, aussi ; et à la part de repos qu’une vie exigeante réclame sans jamais l’obtenir.
Enfin, on y accorde le même respect aux courants profonds d’une existence : le sens, le symbole, la raison d’être ; ce long mouvement qui va des besoins de sécurité vers la réalisation de soi, puis vers ce qui la déborde.
États non ordinaires de conscience
Ils ont leur place ici, avec tout le jugement clinique voulu — et bien avant l’engouement actuel. L’intégration psychédélique se fait au cas par cas ; souvent, d’autres voies, plus sûres, mènent aux mêmes profondeurs.
La pratique
Volontairement restreinte. En français comme en anglais, en ligne comme en présentiel. La psychothérapie relève des permis québécois et new-yorkais ; le coaching et la consultation ne connaissent pas de frontières.
Le travail
Ceux qui tiennent debout
On tient debout. C’est même ce qu’on fait de mieux : avancer, produire, réussir parfois avec éclat, en portant une blessure mal cicatrisée dont on ne parle plus.
Ce qui ressemble à un point d’achoppement — une friction, une limite qu’on a cessé d’interroger — tient bien souvent à cette vieille plaie. Le travail commence là : défaire patiemment les pansements, écarter les béquilles, desserrer une à une les défenses qui ont eu leur utilité en leur temps. Puis appuyer doucement, comme le médecin palpe avant de traiter, pour voir où la guérison demeure possible.
Panser, ici, c’est aussi penser.
Un plan de traitement dynamique
Chaque suivi est un cas d’espèce — un protocole à cas unique, si l’on veut : un plan de traitement dynamique, repris une variable à la fois.
Une séance peut se tenir à pied dans un parc aussi bien que dans un fauteuil. On peut ramener l’attention au présent au beau milieu d’un sujet difficile. Le cadre lui-même peut bouger, quand c’est justement du cadre qu’il faut changer.
Et tout repose sur une règle qui distingue ce lieu du reste d’une vie exigeante : aucune obligation de résultat. Ici, on observe ; personne ne corrige de copie.
Comment on arrive ici
Certains arrivent au seuil d’un changement déjà décidé, et n’ont besoin que de constance : un appui ferme, sans pression ; un coup de pouce qui ne bouscule pas. Accompagner ce premier pas est un art en soi — celui de l’entretien motivationnel, appris à Columbia puis enseigné à son tour.
D’autres arrivent sans le moindre problème à déclarer : une réflexion à mener, des décisions à retourner, en bonne compagnie. Cela aussi, c’est le travail.
Ce qui ne sera pas promis
Ni destination prescrite, ni échéancier. Une clinique honnête ne saurait garantir la transformation à date fixe ; on se méfiera de qui la promet.
Chaque vie selon ses propres termes
Le trauma est accueilli ici, avec un grand T comme avec un petit — et celui à petit t est partout.
Reste la comparaison, seule habitude que l’on nomme pour ce qu’elle est. Montesquieu l’avait vu : on ne veut pas seulement être heureux, on veut l’être plus que les autres — et c’est là que tout se gâte. Que l’on mette en balance ses souffrances ou ses réussites, le résultat est le même.
Chaque vie mérite d’être explorée selon ses propres termes. Toutes cultures, toutes confessions, toutes circonstances. Rien que de l’humain.
Comment le changement advient
En arrière-plan, sans bruit : les mécanismes de défense qui se desserrent. Une main légère, un humour discret, parfois un grand éclat de rire partagé quand le moment s’y prête. C’est alors que les belles choses adviennent — même lorsqu’on parle de ce qui a fait mal ; surtout alors, dans l’après-coup.
L’insight prend rarement la forme du fameux « eurêka », même s’il lui arrive de la prendre. Le plus souvent, quelque chose se dépose : un « hmm ». Un sourire. Un silence.
Orientations
systèmes dynamiques et transitions critiques de l’humeur · thérapie fondée sur les processus · codage prédictif et allostasie · psychoneuroimmunologie · reconsolidation mnésique · psychoplastogènes et réouverture des périodes critiques · entretien motivationnel · les courants intégral, transpersonnel et contemplatif
Les traditions nourrissent le travail ; les modèles actuels le tiennent en éveil.